dEUS en vivant

Hier soir, concert évènement à l'Olympia : dEUS. The one belgium band que l'on aime pour l'aérien et le terrestre. Celui que tout le talent de Sharko et de la relève n'a pas réussi à enterrer avais-je lu quelque part... C'est vrai qu'ils sont bons.
Visuellement parlant c'est vraiment beau : ils sont dandy allumés, les projos tombent sur eux impécablement, l'ambiance scènique est touchante soulignant la sensibilité que les musiciens transpirent avec beaucoup de classe. Le visuel à un concert c'est important, ça cale l'esprit, et là, nos regards étaient confortablement conditionnés pour bien assoire le plaisir qu'on était bien sûr venus chercher : la musique. Helas, l'ingé son du groupe n'a pas eu l'air au courant qu'on était à l'Olympia et nous a délivré asser de décibelles pour ruiner les oreilles d'un Zénith. Autant dire que le plaisir s'en est trouvé un peu... assourdi.
Ajoutté à ce gros détail, le publique a participé à sa façon à plomber ce qui aurait du être -enfin c'est ce que j'en attendais, un grand moment de rock : les jeunes cadres qui constituaient le gros des rangs font manifestement de la constipation de vibrations et ont une faculté d'exteriorisation que j'ai pensé quasiment anihilée (ah, les applaudissement courtois ! On se serait cru à une représentation du théatre des Champs Élysées)... jusqu'au premier tube envoyé par le groupe, Instant Street. Alors là, dans un déchaînement de la fosse, qui m'a permis de goûter au plaisir du fameux parquet ressort, les trentenaires se sont emballés dans un mouvement consternant : la chanson était tout bonnement inaudible, rien de ce qui en fait sa puissance n'a réussi à s'extripé du vaccarme que craichait la façade. Heureusement qu'ils la connaisent par coeur cette chanson, ça a délivré un peu d'éléctricité. Mais franchement... bon j'ai été un peu déçu. Parceque je l'attendais un peu moi aussi ce morceau.
Après avoir arppenté la salle du balcon au bar en passant par le coeur de fosse, j'ai fini pas trouver une place pas trop mal pour découvrir les nouveaux titres du groupe parssemés dans le set (je n'ai pas encore écouté le nouvel opus). Ils sont dans la veine des précédents : biens. Il m'a semblé que sur le rappel la table avait un peu levé le pied sur les watts. À moins que le tohubohut précédent ne m'ai collé une sourdine dans les écoutilles. Je ne sais plus. Mais j'ai beaucoup aimé ce rappel : le public semblait s'être dégourdi et plus réceptif.
dEUS est un très bon groupe que je retournerai sûrment voire en espérant que l'ingé son sera moins sourd... et puis, bien sûr, ce sera à un festival : ces mecs là méritent de s'épanouire devant un public qui leur retourne ce qu'ils envoient.

